Pour qui arrive à Antananarivo, « Tana pour les intimes », c'est avant tout le choc de la rue, le méli mélo des embouteillages entre taxis, charrettes et pousse-pousse .
La densité d'une population métissée aux senteurs d'Asie et la pauvreté nous interpelle et trouble nos schémas de « Vazahas » (étrangers).
Puis, on s'habitue à ne jamais respirer à pleins poumons, à ne jamais vraiment savoir où l'on se trouve, sautant d'une colline à l'autre, d'un marché à l'autre.
C'est la course effrénée pour rapporter au plus vite à la maison des plantes, des tissus, des « sobika » pleines d'un artisanat coloré et inventif !!!
On installe, on décore, on s'émerveille sur les produits de la région et on rentre le soir, brisée de fatigue, ne sachant toujours pas le nom de notre quartier - que de toutes les façons on ne retiendrait pas.
Enfin, arrive le temps de la sérénité et de l'indépendance.
Alors on se met à observer, on peut se laisser apprivoiser par cette ville aux milles facettes.
Nostalgique, embrumée dans ses souvenirs aux ruelles pavées et pentues, Tana se révèle aux travers de ses maisons en briques roses et balcons de bois en dentelle, de la lumière ocre baignant ses toits en tuiles et de ses rizières déchirées de magnifiques couchers de soleil.
Tana, belle et chaotique, Tana et sa cour des miracles, ses douze collines ancestrales et son « Rova » dressé dans l'espoir de lendemains qui sourient.