« Le rapport d’étonnement » de Florence

Le rapport d’étonnement de Florence, arrivée à Tana l’an dernier.
Éléments recueillis par Cécile Criquet

Florence fait partie de celles pour qui Madagascar n’est pas la première destination d’expatriation. Elle a déjà vécu au Congo-Kinshasa, au Gabon et au Niger, et est arrivée l’an dernier à Antananarivo. Comme souvent pour les « voyageurs professionnels », ses références sont métissées.

Un accueil souriant

Elle se souvient très bien de son arrivée à Madagascar, de nuit, à l’aéroport d’Ivato. Femmes et hommes en uniforme, souriants et sympathiques : de quoi compenser la fatigue du voyage et le petit stress de l’arrivée dans un nouveau chez-soi ! Même la longue attente des bagages n’a pas réussi à entamer ce premier contact très positif.

Premières impressions confirmées les mois suivants : les Malgaches sont avenants, souriants et accueillants, même dans la rue, sans une once d’agressivité. Référence positive à des situations autrement plus tendues ailleurs… Du coup, une sensation diluée de son étrangeté : ici, elle se sent moins visiblement « blanche ».

Florence trouve, et nombreux sont ceux d’entre vous qui vont bondir, que les routes sont bien développées ici. Les pistes omniprésentes du Niger sont bien loin !

Le bémol : la « trop grande ville »

Florence apprécie les villes plus petites, voire les villes-villages. Quand c’est plus petit, c’est plus rassurant. Tana lui paraît immense, voire tentaculaire. Tout lui semble trop loin, les déplacements sont une aventure qu’elle n’a parfois pas envie de tenter.

Ajoutez à cela les routes mal entretenues, la saleté, la pollution, la foule et les bouchons qui transforment un trajet de 15 minutes en 2 heures en un claquement de doigts, et Florence ne se sent décidément pas à l’aise dans cette grande ville. Son côté « vieille mamie », peut-être, dit-elle…

Les attraits de Tana

En dépit de cet effet trop urbain, Florence se sent bien dans sa nouvelle vie. Les attraits de Tana n’y sont pas étrangers. Elle cite sans hésiter la proximité avec la nature et la rapidité avec laquelle on peut s’évader, un centre-ville très joli, des possibilités infinies de trouver de tout, la présence du cinéma qui est une belle surprise.

Et des restaurants très sympathiques malgré leur concentration en ville, loin là-bas, des aliments et une nourriture locale très à son goût, malgré un manque de variété dans les spécialités culinaires, trouve-t-elle. Et sa passion pour le canard est ici largement satisfaite !

Florence tente de donner autant qu’elle reçoit de ce pays et de ses habitants. Elle essaie de comprendre cette nouvelle culture, elle fait preuve de beaucoup d’empathie. Et se réjouit chaque jour des relations humaines.

Sa fille de 12 ans y a trouvé son compte très rapidement aussi. Elle est heureuse, épanouie, a été très bien accueillie à l’école et a des amies de tous horizons, très ouvertes.

Tana Accueil lui a permis de faire des rencontres, et elle y a trouvé les informations nécessaires à son installation. L’effet boule de neige lui a permis d’élargir ses horizons, même si elle a envie d’explorer encore et encore. Elle pioche selon ses envies : les cafés, les soirées, les sorties, les affinités…

Au-delà de Tana

Enfin, au-delà d’Antananarivo, les paysages du pays sont magnifiques, magiques même. Son premier week-end à Ampefy l’a conquise malgré la pluie. Ses rencontres avec les lémuriens du Lemurs’ Park l’ont émerveillée. Elle a envie de vivre à Diego-Suarez, le paradis au bord de la mer où l’on peut faire la fête jusqu’à pas d’heure. C’est le côté africain de la Grande Île, rien à voir avec Antananarivo, plus asiatique.

Bref, Florence aime son nouveau pays, son environnement, son entourage, ses habitants, et attend encore beaucoup de découvertes !

← Tous les rapports d’étonnement