« Et si on essayait ? » Les sacs plastiques

Demandez-vous si vous pouvez faire autrement qu’utiliser le sac plastique !
par Cécile Criquet

Ce mois-ci, on va tenter d’éliminer les sacs plastiques de nos cuisines. Vous savez, quand on rentre d’avoir fait les courses, on se retrouve avec des sacs variés qui contiennent nos achats : ceux-là !

Je commence par faire ma maîtresse d’école en rappelant quelques éléments que vous connaissez déjà mais qui ne font pas de mal à rappeler pour nous motiver au changement. Les sacs plastiques sont une source de pollution considérable, de leur fabrication à leur fin de vie. Leur production nécessite des produits pétroliers, de l’eau, de l’énergie pour un usage non essentiel de quelques minutes seulement.

Quant à leur fin de vie : arghhh ! Qui n’a jamais été attristé par la vision de sacs plastiques dans la rue, dans un arbre, dans un champ, dans un cours d’eau, dans la montagne, sur une plage… ?

Leur « recyclage » nécessite plus de temps et d’énergie que leur production. Ce qui en fait un non-sens écologique, et est donc peu fait. D’autant que ça ne marche qu’une fois…????

  • Les sacs finissent donc leur course dans les océans. Entre 80 et 85% des déchets en mer sont en plastique. Si on ne fait rien, on estime qu’en 2050, en poids, il y aura plus de plastique que de poissons.
  • Chaque année des centaines de milliers d’animaux meurent en raison de l’ingestion de plastique, danger flagrant pour la biodiversité.
  • Il faut entre 100 et 400 ans pour que le plastique se dégrade totalement dans la nature. Ce faisant, on retrouve des microparticules de plastique dans les sols et l’eau. Par conséquent dans les animaux que nous consommons. Donc dans nos estomacs. 5 g par semaine estime-t-on, l’équivalent d’une carte de crédit !

Une des solutions à ce non-sens et cette catastrophe écologique et sanitaire, c’est de ne pas utiliser ces sacs dits d’emballage (539 distribués chaque seconde en France !) ! Et promis, c’est facile.

L’artisanat malagasy fournit de magnifiques paniers en fibres naturelles qui remplaceront vos cabas en plastique. Pour aller plus loin dans la démarche, penser à éviter ceux qui ont des jolies couleurs vives, obtenues à l’aide de colorants polluants.

Quand ils sont abîmés, on peut les réparer, et à la fin de la fin, les jeter tranquillou bilou : ils sont biodégradables.

Quelques paniers dans le coffre de la voiture, dans la cuisine ou l’entrée, et le tour est joué. Pour les fruits et légumes ou autres denrées en vrac :

  • On peut d’abord les mettre en vrac dans le panier. Dans les supermarchés, demandez à ce que les étiquettes-prix soient collées sur un autre de vos achats. J’ai testé, personne ne me l’a jamais refusé.
  • Ou bien, utilisez un « sac à vrac » en tissu. Vous le cousez avec des chutes de tissu ou des vêtements trop usés pour être portés ou donnés.

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Ces sacs ne prennent pas de place au fond de votre panier et vous pouvez même vous en servir pour conserver les légumes verts dans le frigo.

Utiles aussi si vous achetez des œufs à l’unité, des fruits secs, du sucre en vrac… Bref, tout ce que vous mangez et que vous acquérez en vrac.

Pour les fromages, viandes et charcuteries. Partez en courses avec vos boîtes et vos contenants. Partout on accepte de tarer votre boîte avant de la remplir de vos choix. N’hésitez pas à mettre plusieurs produits dans la même. Les vendeurs savent remettre la tare à 0 à chaque fois.

Enfin, demandez-vous, à chaque fois qu’on vous le propose, si vous pouvez faire autrement qu’utiliser le sac plastique. Avec de l’habitude, on finit par dire NON sans coup férir. Cécile Criquet

Paru dans la lettre de Tana Accueil de février 2025.

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