« Et si on essayait ? » La gestion de l’eau

Ce mois-ci, un sujet qui fâche et, plus que tout autre, dont le défi nous semble impossible à relever. La gestion de l’eau.
par Cécile Criquet

Ces dernières années, la raréfaction de l’eau douce est un problème mondial, crucial et vital. En période de sécheresse, les autorités obligent donc les consommateurs, privés, collectifs et publics à plus de modération, voire à des interdictions.

Ceci dans un but unique : préserver les ressources et n’autoriser les prélèvements que pour les usages prioritaires exclusivement.

Actuellement en France par exemple, de nombreuses communes d’Occitanie vivent une situation de crise (plus haut niveau d’alerte) avec pour conséquence des restrictions drastiques. La Catalogne en Espagne est dans la même situation. En Afrique du Sud, même problème, même solution. Mais aussi au Liban, en Inde, au Mexique, aux U.S.A… Et chez nous, à Antananarivo.

Les ressources en eau dépendent des cours d’eau, des stockages d’eau terrestre et des glaciers. Elles sont par conséquent fortement impactées par le changement climatique, les sécheresses et les inondations (oui oui !).

Bref, nous ne sommes pas les seuls à vivre des pénuries d’eau. Et encore, vous qui me lisez, n’êtes probablement pas les plus impactés. Nous ne sommes pas contraints de faire des queues insensées pour nous approvisionner et ensuite porter les lourds bidons à la force des bras jusque dans nos habitations.

Un usage autre de cet or bleu, ressource indispensable, doit être au cœur de nos préoccupations et de ce que nous transmettons à nos enfants. Avec ou sans restrictions légales.

Je vais donc enfoncer des portes ouvertes probablement, mais parfois, on ne pense pas à tout, ou on remet à plus tard le changement. Voilà donc quelques pistes pour réduire notre prélèvement d’eau.

  • Commencer par faire la chasse aux fuites responsables d’une consommation inutile. Relever son compteur en allant se coucher et le reprendre au lever. S’il a « bougé »…
  • Environ 20% des 148 litres consommés par jour et par personne en France sert à nos chasses d’eau. Je n’ai pas de chiffres pour Antananarivo mais je pars du principe que mes lecteurs ont des habitudes similaires à celles des habitants de la France. Alors si on n’est pas prêt aux toilettes sèches, installer des chasses d’eau dont on peut choisir le débit. Ou placer dans la chasse un poids qui va en limiter son remplissage.
  • Ne pas laver/faire laver sa voiture tous les jours, elle n’en roulera pas plus mal.
  • Couper l’eau lorsqu’on se lave les mains, le corps, les dents, les cheveux, la casserole, la salade…
  • Faire tourner son lave-linge lorsqu’il est plein et en mode éco. Idem pour ceux qui ont un lave-vaisselle. La touche « éco » qui donne des programmes longs en durée, peut paraître contre intuitive mais allez donc regarder sur le net les explications. C’est une économie en eau et en énergie non négligeable !
  • Rincer sa vaisselle dans une bassine plutôt que sous l’eau courante à fort débit.
  • Privilégier les douches de moins de 5 min plutôt que les bains ou les longues douches. C’est une économie d’1 tiers !
  • Faire couler l’eau froide, en attendant l’arrivée de la chaude, dans un seau qui servira pour le ménage.
  • Récupérer l’eau de lavage des légumes pour arroser les plantes, ainsi que les eaux de cuisson pleines de nutriments pour nos potagers / fleurs.
  • Installer un filtre à eau sur les robinets, ou un distributeur d’eau potable en grande bonbonnes afin d’éviter les bouteilles en plastique. Savez-vous que pour fabriquer une bouteille d’1 litre en plastique, il est nécessaire d’utiliser 1 litre d’eau ? Sans revenir sur l’usage du plastique…

Je suis sûre que nous avons chacun des astuces pour avoir une utilisation plus « éco » de cette ressource vitale. Partagez-les !

Sensibilisons aussi notre personnel qui, souvent, chez lui, a un usage très parcimonieux de sa consommation et qui sait faire, mais qui a besoin d’entendre que vous êtes aussi attentifs que lui sur ce sujet.

Bref, ayons un usage raisonné de l’eau, pour nous et pour tous. Et en plus, on fera des économies !

Paru dans la lettre de Tana Accueil de avril 2025.

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